Fiche: la banalisation

 

fiche analyse

 

sommaire du dossier

  • une visibilité croissante
  • la banalisation du patrimoine
  • des programmes pour des publics spécifiques
  • le divertissement
  • les belles images
  • l’homogénéité des programmes
  • quand la télévision vient au secours du patrimoine

 

fiches biographiques

  • Pierre de Lagarde ▶︎
  • Louis Bériot et Michel Péricard ▶︎

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à voir sur youtube

  • « Coup de foudre à Versailles », une séquence de Secrets d’histoire sur Madame du Barry 

 

 

 

Pourquoi peut-on dire que le patrimoine s’est banalisé à la télévision ?

 

La banalisation, c’est le fait de devenir ordinaire.

Avec le temps le patrimoine a cessé d’être rare et prestigieux, ce qu’il était au départ.

  • Dans les années 1950, il était présenté comme un événement dans des émissions de prestige en direct ;
  • Pierre de Lagarde l’a mis sur un piédestal à partir de 1964 dans Chefs d’œuvre en péril ;
  • Pour Michel Péricard et Louis Bériot de La France défigurée, dans les années 1970, les questions d’environnement et de cadre de vie étaient assez importants pour mériter un travail journalistique intransigeant.

Après quoi le sujet du patrimoine est devenu moins exceptionnel et plus banal. Cette banalisation résulte de trois phénomènes:

  1. Il est de plus en plus visible
  2. Il se retrouve dans des émissions qui n’en traitaient pas habituellement
  3. Le traitement du patrimoine a changé

 

1. La visibilité croissante du patrimoine

(Ceci fait l’objet d’une fiche dédiée de ce dossier)

 

2. Le patrimoine est intégré à des programmes qui n’en traitaient pas habituellement

D’abord cantonné aux documentaires et émissions de reportages, le patrimoine a été progressivement intégré à tous les genres télévisuels. Par exemple:

Il est étonnant de le retrouver dans des genres qui semblent très éloigné de ce sujet, comme les jeux, le sport et les sciences. C’est pourtant bien un signe de cette banalisation.

 

3. Le traitement du patrimoine a changé

Les programmes sur le patrimoine n’ont jamais été vraiment des programmes culturels, mais aux débuts de la télévision cette prétention était beaucoup plus affirmée. Le contenu « cultivant » s’est appauvri avec le temps pour se limiter à quelques éléments biographiques ou historiques très dispersés, et les mythes et légendes sont bien souvent préférés aux faits historiques.

Le traitement est devenu lisse, privilégiant l’évasion et la détente. Il est d’ailleurs plus présent dans les JT du week-end, qui sont eux-mêmes plus propices aux sujets légers.

En même temps qu’ils sont devenus plus lisses, ils sont aussi devenus moins clivants. Le ton des émissions est devenu plus consensuel, moins revendicatif. A partir de 1980, on ne voit pratiquement plus de polémique vives comme du temps de Chefs d’œuvre en péril et de La France défigurée (et des programmes qu’ils ont inspiré).

 

Bilan

Survol de la chaîne des Puys en Auvergne (2016)

Avec le temps, le patrimoine est devenu plus banal à la télévision, il est devenu un sujet comme les autres. Quelques programmes récents essaient tout de même de refaire du patrimoine un sujet d’exception, comme Des racines et des ailes et l’émission de Stéphane Bern Secrets d’histoire qui misent sur le spectacle visuel et le glamour.

Fiche: la banalisation