Fiche: les catastrophes

 

fiche analyse

 

à retenir

  • Elles rappellent la fragilité du patrimoine
  • Elles font surgir ou ressurgir l’intérêt
  • Elles sont toujours fortement médiatisées

carte

à voir sur ina.fr

  • Le séisme de 1979 en Italie ▶︎

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à voir sur ina.fr

  • le ministre de la culture réagit à l’attentat au Château de Versailles de 1978 ▶︎
  • « Alep avant les bombes », vidéo de 2016 ▶︎

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  • et le patrimoine étranger? ▶︎

 

 

 

 

 

Quelles sont les catastrophes qui touchent le patrimoine ?

 

Les catastrophes naturelles sont le principal drame qui peut affecter le patrimoine, l’autre étant les destructions volontaires. Elles servent de rappel : le patrimoine est fragileet doit être protégé.

Au cours du XXe siècle, différentes catastrophes ont affecté des sites et des lieux patrimoniaux. On peut les répartir de cette façon:

 

1.Les catastrophes naturelles

Imprévisibles par nature, souvent dévastatrices, elles mettent le patrimoine à rude épreuve. Elles peuvent causer des dégâts considérables qui vont durablement marquer les sites et des monuments (des mois, voire des années).

Inondation monstre à Florence (1966)

Les catastrophes naturelles sont spectaculaires et se prêtent donc très bien à être photographiées et filmées.

En 1966, l’inondation de Florence, en Italie, a été fortement médiatisée, notamment parce que le patrimoine de la ville a été fortement touché.

L’Italie est régulièrement frappée par des séismes, ce qui cause entre autres des dégâts sur le patrimoine (comme par exemple en 1979).

 

La France aussi a connu son lot de catastrophes naturelles. L’une des plus importantes et des plus marquantes fut la tempête de décembre 1999 (voir la fiche dédiée).

La carte ci-contre réunit plusieurs des catastrophes naturelles et humaines qui ont affecté le patrimoine depuis le milieu du XXe siècle.

 

 

2.Les dégâts involontaires

A Rennes, le parlement de Bretagne en flammes (1994)

Là aussi nous sommes dans le registre de l’inattendu. Les accidents qui affectent le patrimoine peuvent donc eux aussi perturber l’actualité et susciter des réactions émotionnelles très vives dans l’opinion.

On peut citer le cas à Rennes, en 1994, lorsque le parlement de Bretagne fut consommé par un incendie accidentel.

 

3.Les destructions humaines

Le patrimoine est parfois attaqué volontairement et cela occasionne toujours des conflits. Certains projets d’aménagement ou de construction prévoyaient la destruction de sites non protégés mais que d’autres partis voulaient conserver. C’est par exemple le cas des Halles de Paris.

Chefs d’œuvre en péril: les quartiers anciens (1964)

Le journaliste Pierre de Lagarde a créé l’émission Chefs d’œuvre en péril parce qu’il y avait – selon lui – trop de « vandalisme » et de destructions volontaires et involontaires d’édifices anciens.

On se souvient aussi qu’en 1978, un attentat à la bombe avait causé d’importants dégâts dans le Château de Versailles.

Les conflit armés sont aussi souvent la cause de dégradation ou de destructions du patrimoine. Après que la ville d’Alep a été détruite par le régime syrien dans la guerre civile, le média Franceinfo a réalisé un sujet sur le patrimoine de la ville à partir d’un reportage télévisé de 1966.

 

Des catastrophes très médiatisées

Ces catastrophes sont généralement bien médiatisées. Des sites patrimoniaux dont les médias n’ont parfois jamais parlé se retrouvent subitement au premier plan de l’actualité. Selon la durée des travaux, les JT peuvent revenir sur l’événement au fil des reconstruction, jusqu’à la réouverture totale du site.

Ce sont généralement les médias locaux qui servent de relais médiatiques les plus forts (FR3 Bretagne dans le cas du Parlement de Bretagne).

Les catastrophes sont pratiquement la seule raison qui fait que les grands médias français vont parler du patrimoine étranger.

 

Bibliographie
  • Daniel Fabre et Annick Arnaud (éd.), Émotions patrimoniales, Paris, France, Éd. de la Maison des Sciences de l’Homme, 2013.
  • Anna Iuso, « “Salvare il possibile” L’inondation de Florence en 1966 », in Émotions patrimoniales, Paris, France, Éd. de la Maison des Sciences de l’Homme, 2013, p. 261.
  • Tétu Jean-François, « L’émotion dans les médias : dispositifs, formes et figures », Mots. Les langages du politique, 75, 2004.

Fiche: les catastrophes