Fiche: Les œuvres d’art au crible des scientifiques…

 

fiche analyse

 

Sommaire du dossier

  • introduction
  • un sujet rare
  • à la découverte des métiers
  • redécouvrir les œuvres d’art
  • sauver les œuvres
  • les œuvres d’art au crible des scientifiques…
  • …et de leurs appareils fantastiques
  • les caméras de télévision dans les laboratoires
  • une entrée vers des sujets plus pointus

 

 

 

 

 

 

 

  fiche biographique

 

 

 

Quand les œuvres d’art sont passés au crible des scientifiques…

 

Magdeleine Hours – mais elle n’est pas la seule dans ce cas – est présentée dès sa première apparition télévisée en des termes très élogieux comme une professionnelle savante et hautement compétente. Les connaissances des hommes et femmes de sciences sont telles que les journalistes ont parfois du mal à traduire leur propos en termes profanes.

La science au secours des vitraux (1980)

Laurent Broomhead, toutefois, se révèle être un vulgarisateur scientifique de talent qui parvient à rendre intelligible des procédures d’intervention au moyen de petites mises en scènes très visuelles. Ce faisant, il permet aussi de constater les progrès de la vulgarisation scientifique à la télévision depuis les années 1960.

 

 

Dans ces émissions, tous les scientifiques sont décrits comme ceux qui voient au delà du visible, qui changent la matière d’un objet en autre chose, à la manière d’un alchimiste. La tension que les journalistes arrivent à créer repose sur la pointe de mystère mêlée à de l’inquiétude, et se fonde sur les mythes qui entourent les laboratoires de recherches.

Les secrets des tableaux du Louvre (1959)

 

Par exemple, Jean Thévenot, dès la première émission au Louvre, avait d’ailleurs qualifié son Magdeleine Hours de « sorcière de la peinture », et son laboratoire « d’antre de la sorcière ». Comparaison peu flatteuse, mais très parlante pour le public, quitte à tomber dans les clichés.

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