Fiche: sauver les œuvres

 

fiche analyse

 

Sommaire du dossier

  • introduction
  • un sujet rare
  • à la découverte des métiers
  • redécouvrir les œuvres d’art
  • sauver les œuvres
  • les œuvres d’art au crible des scientifiques
  • …et de leurs appareils fantastiques
  • les caméras de télévision dans les laboratoires
  • une entrée vers des sujets plus pointus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment les sciences sauvent-elles les œuvres ?

 

Dans ce domaine, à quoi sert la science? A mieux connaître le patrimoine, mais plus encore à le préserver. Dans les médias, la science est présentée comme étant au service de l’art, et tous les chercheurs et techniciens comme de dévoués serviteurs des œuvres. Elle répond à des problèmes ponctuels de détérioration de la matière (l’altération), de dégradation par les pollutions, et propose des solutions de remédiation, de traitement, de rénovation, d’entretien.

Le patrimoine est parfois en danger, parfois en péril, alors la science vient à son secours.

Laurent Broomhead, Objectif demain, 16 janvier 1980

La problématique de la matérialité est donc très présente dans le traitement médiatique des sciences du patrimoine. Au regard de sa complexité toutefois, elle est adaptée pour le grand public. Une métaphore revient alors souvent dans les médias : la métaphore médicale. Les œuvres d’art sont comparées à des malades qu’il faut soigner, et les scientifiques et techniciens à leurs médecins.

La science au secours des vitraux (1980)

 

Laurent Broomhead dit par exemple que les vitraux sont « très malades » et présente une statue « sous perfusion comme dans un hôpital ». Cette métaphore médicale humanise les œuvres et permet plus facilement de faire comprendre les effets de l’intervention scientifique.

 

 

Au final, les scientifiques sont présentés comme ceux qui sauvent les œuvres d’une mort lente, grâce à leur méthode et à leurs appareils. Ils jouissent d’une image très positive, voire sont légèrement héroïsés pour leurs découvertes et leur abnégation. Par le passé les savants ont pu être présentés à l’image de techniciens froids, aujourd’hui ils sont beaucoup plus humanisés, présentés comme de véritables passionnés. Comparez la manière dont sont présentés les spécialistes en 1980 (objectif demain sur les vitraux) et en 2014 (INP).

La science au secours des vitraux (1980)
L’INP, l’école du patrimoine (2014)

 

 

 

 

 

 

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